CR - Sortie Corrèze et Lot janvier 2007

Le retour du fils de la vengeance du SCHV .

Sortie (en) sale les 20 et 21 janvier 2007 .

Avertissement : cette œuvre est de pure fiction , toute similitude avec des personnes ou des faits réels ne peut être que le fruit d’un hasard malencontreux .

Certaines scènes un peu crues , voire cuites , ont été volontairement écourtées au montage , afin de garder un semblant de moralité au récit et accessoirement de le rendre plus intelligible .

Avec dans les rôles principaux , et par ordre d’entrée en scène :

Jean-Michel Gorgeon                                JMG

Laurent Gauthier                                      Le pilote de 4 x 4

Aurélien Dupuy Chaffray                            Aurélien

Alain Ravanne                                          Le Baron

Damien Porquet                                        Damien

Céline Burgod                                           Céline

Jacques Auvert                                        Jako Bier , dit « Belle Epaule »

Christophe Daude                                     Titof

Yvon Allafort                                           Le vieux , le retraité

Christian Luchat                                       Doudou

 

L’action commence sur le parking de la mairie de Feytiat .

Extérieur petit jour .

Des jeunes gens beaux et sportifs se retrouvent avec force accolades viriles mais correctes .

Après les congratulations d’usage en cette période de l’année (d’où ça peut venir ce mot , congratulations ?), la troupe s’ébranle direction la Corrèze et l’évent des jonquilles .

 

Arrivé sur place , la clairière/parking se révèle de plus en plus dégueulasse .

Doudou et Yvon arrivent peu après , venus directement de contrées plus occidentales , puis réapparaît Jako , qui s’était payé un détour par l’office du tourisme de Brive , afin de préparer sa séance de rééducation du lendemain : Brive-Martel en VTT .

Et donc si vous avez suivi , il ne vous aura pas échappé que maintenant Yvon et Jacques …sont à la retraite .

Equipement , descente , fastoche . En bas c’est toujours aussi beau .

Là l’équipe se scinde en deux , on dira les jeunes vers le ramping (Céline , Aurélien , Damien , Christophe , Doudou , cherchez l’erreur) , les vieux vers la rivière . Dans les deux cas séances photos . Il y a du bouillons et tous les gours sont bien pleins , ce qui nécessite quelques acrobaties particulièrement appréciées du bras droit de Jako . Cela dit il s’en sort bien , alors que tout le monde ne peut pas en dire autant (n’est-ce pas Christophe , suivez mon regard).

On se retrouve en bas du puits pour un petit casse-croûte , puis on repart se ballader , quelques uns commencent à remonter . Pour ma part je vais avec Laurent jusqu’au ramping , un temps suivi par Jako qui déclare néanmoins forfait avant l’arrivée . On cherche le passage vers le puits des Limousins , mais impossible de se souvenir . Pas grave , de toutes façons c’est crado…et on n’a pas de corde .

Remontée vers quatre heures de l’après-midi , c’était très cool .

Le temps de se changer , quelques mecs seuls en bagnole viennent faire demi-tour dans la clairière , et repartent l’air dépité .

Et nous voila repartis vers le Lot et le gîte de Costes . Au passage on s’arrête (Christophe Aurélien et moi) jeter un œil sur la résurgence de la rivière de Mirandol (je sais plus comment s’appelle le moulin) , puis on rejoint les autres au bistrot à Gramat , parce que bon , quand même , c’est l’heure de l’apéro . Enfin presque .

On reste raisonnable , et on poursuit jusqu’au gîte , et c’est là que ça se gâte .

Dix huit heures quarante cinq .

Victime d’une crise subite et irrépressible , Damien ouvre une bouteille de rouge et attaque la saussice sèche .

C’est le signal .

Les steaks et cassoulets sortent des cartons , les bouchons sautent , l’eau des pâtes bout .

Dix neuf heures , tout le monde est à table . On se croirait à la maison de retraite . Et Jako qui est reparti . C’est donc pas lui cette néfaste influence . Mais alors qui ?

Je résiste , j’attends huit heures pour faire cuire mon magret de canard , mais c’est difficile , j’ai été obligé de sortir un verre . La pression du groupe .

Heureusement , le rythme trépidant du début c’est un peu essoufflé , le repas dure , et comme d’habitude , on s’occupe des affaires du monde , qui en a bien besoin .

Tout ça aurait pu bien se terminer si quelque fanatique accro au jeu n’avait bêtement proposé de faire une belote , et si je n’avais pas inconsidérément rapporté la réserve du club , à savoir une bouteille de Whisky . Lamentable . Passons .

Dimanche .

C’est pas glorieux pour quelques uns dont je tairai les noms , JMG,DP,CB,CL et AR se reconnaitront , mais globalement ça va .

Doudou nous quitte rapidement , car il a de l’école le lendemain et n’a pas terminé ses devoirs .

On fait le ménage et on passe à la caisse -c’est ça les sorties avec le trésorier du club- et nous voila partis pour l’Igue Saint-Sol .

Au programme descente , ballade , pique-nique au fond , remontée . Original non ?

Et ça se passe comme prévu .

Le gouffre a été broché -ça fait peut-être un moment , mais ça doit faire deux moments que je n’y suis pas descendu- on équipe maintenant sur l’arbre près du portillon . Plus besoin de monter sur la lévre opposée , plus de main-courante glissante , c’est plutôt mieux .

Et on peut installer deux cordes afin d’accélérer la remonter .

Au fond , Aurélien photographie à tour de bras et il a bien raison , car comme lui fait pertinemment remarquer JMG qui se sent investi d’une petite responsabilité morale , il a un train à prendre à Limoges à dix huit heures trente .

Ah !

Il est quinze heures , faut peut-être pas mollir .

On s’élance donc vers la remontée , recueillant au passage deux grenouilles venues se mettre involontairement au chaud pour l’hiver . Je les héberge dans ma popote en inox , et colle le tout dans mon kit , puis vais me ballader en attendant que Christophe et Aurélien aient libéré une corde .

Quand c’est bon , je décolle , enfin toutes proportions gardées , faudrait pas croire que je suis une fusée .

Je suis arrivé aux deux tiers de la remontée quand Damien m’interpelle : Eh Baron , t’aurait pas oublié ton kit ?

Arghhh , décidément je suis fâché avec cette engeance en ce moment . Quand je ne les laisse pas tomber , je les oublie .

Faut dire que c’est tellement agréable de remonter sans rien traîner .

Bon , je hisse le sac jusqu’à moi et c’est reparti .

Descente à la bagnole , tout dans le coffre , et en avant . Il est seize heures trente .

Nos héros parviendront-ils à se jouer des embûches que le destin s’ingénie à disposer sur leur chemin , et à benner leur jeune ami avant dix huit heures trente à la gare de Limoges .

Eh ben oui , même pas peur .

Christophe impérial et toujours dans les limites des vitesses autorisées , livre Aurélien à sa famille et à deux encablures de la gare à dix huit heures pétantes . Il pourra même prendre une douche si il veut . Mais le veut-il ?

Une douche .

Putain les grenouilles !

J’ai oublié de les relâcher du côté du cimetière de Lacave .

Pas de bol , alors qu’elles avaient rien demandé , elles sont tombées dans un gouffre dans la vallée de la Dordogne , et elles revoient le jour dans la vallée de la Vienne tandis que l’on annonce de la neige pour le lendemain soir .

Pas sûr que ça leur plaise .

Ca doit être pour ça qu’aucune ne s’est transformée en princesse .

 

Alain