CR - Arbailles novembre 2014 - Cantinière : dimanche

 

Gouffre de la Cantinière - HE 1 - Secteur Heguillore

Massif des Arbailles - Commune d'Aussurucq

 

 

Dimanche 9 novembre 2014

 

Participants : Alain Ravanne (dit le Chef), Jacquot, Olivier Laveine, Jean-Louis Thomaré, Olivier Delord.

 

En juillet dernier nous étions resté sur le P. 25 (ou 50 m selon l'éclairage..) que nous avions descendu Alain puis Roger et moi le lendemain. Au fond, point de suite, l'eau disparaissait dans un petit méandre étroit et le courant d'air, sensible à la tête de puits, avait lui aussi disparu. En remontant de 2 mètres, j'étais allé voir une belle galerie mais qui, après un coude, remontait et se pinçait en trémie. En remontant sur la corde vers le haut du puits j'avais pu voir un autre grande galerie à 7 ou 8 mètres du fond mais sans suite évidente et à quelques mètres en dessous de la tête de puits, une autre galerie plus petite située au dessus de la principale vue précédemment. Rien de probant pour la suite, mais il fallait voir de près pour en avoir le cœur net.

 

Cette fois, nous y redescendons avec un perfo et des amarrages en plus, bien décidés à en percer le mystère. Jean-Louis, Alain et moi partons devant au fond, tandis que Jacquot et Olivier complètent la topo et notamment la nouvelle partie constituée du Shunt avec les deux puits – équipés par Roger en juillet dernier – qui nous permettent d'arriver plus rapidement dans la salle de la Boussole. A partir de là, il restait aussi à topographier les parties étroites, boueuses et lubriques jusqu'au Passage du 8 Juin qui donne sur le nouveau P. 25/50 [Puits des Oliviers ?].

Arrivés donc sur la tête de puits du p. 25/50, Jean-Louis part avec tout le fourbi du perfo, des amarrages et autres sangles. Il part bille en tête dans la première galerie, la plus petite en partant du haut du puits, le courant d'air passant par là. Après une vire scabreuse équipée, Alain et moi descendons le rejondre et continuons la progression et l'équipement avec la pose d'une main courante : nous sommes dans un méandre obstrué au sol par des blocs, de la terre et il est évident que nous sommes à l'aplomb de la grande galerie aperçue en juillet dernier. D'ailleurs, nous sommes très vite devant un puits d'une petite dizaine de mètres à descendre avec un départ pour le moins scabreux. Jean-Louis y descend et arrive effectivement dans la galerie d'en dessous, Alain le suit et tous deux me disent que le courant d'air sort d'un méandre haut à quelques mètres avant de poser les pieds dans la galerie. Pour le coup, étant sur la corde, j'aperçois un beau départ et surtout je sent le courant d'air frais qui surgit de là. Je prends pied sur un palier, me défais de la corde et pars voir la probable suite du gouffre. Quatre ou cinq mètres après, un petit puits barre la progression, des cailloux jonchent le sol et c'est l'instant de vérité : le bloc passe par un goulet noir et... le silence pendant plusieurs secondes avant un grand vacarme : pfffffuuuu, c'est haut ! Je me dis que l'on n'est jamais très fort pour ce calcul. Je demande le silence à mes congénères et recommence l'opération avec un bloc plus gros cette fois, le verdict tombe : c'est le vide sidéral, la suite est là sans aucun doute. Jacquot et Olivier nous ont rejoint dans la nouvelle galerie et nous décidons d'en finir là pour aujourd'hui, il commence à se faire tard et une garbure nous attend.

Arrivés à l'extérieur, des bons samaritains Limogeots nous ont laissé des bières au pied de nos kits que nous vidons prestement en attendant que tout le monde soit sorti. Il tombe une pluie fine, la nuit est d'encre et le vent redoutable lors de la traversée retour du plateau d'Udoya. Jean-Louis parti au devant se perd sur le plateau, une Scurion va et vient sur le plateau à la recherche du bon chemin. Retour au cayolar et à la bonne humeur du doux foyer pas trop enfumé pour cette fois.