CR - Arbailles 26 et 27 octobre 2008 - Suite

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A un endroit plus large, une vasque profonde oblige Laurent à nager, jcd tente une oppo pieds/mains presque tendus à ras l’eau ; ça passe mais une glissade au rétablissement est sanctionnée par un bain. Puis de nouveau un encaissement nous fait gagner en profondeur. Alors que j’observe la galerie en hauteur avec par endroit des blocs coincés suspendus… je crois halluciner en découvrant des dépôts de mousse perchés sur les parois à 4/5m de haut ! Ouah fait pas bon traîner par là quand il pleut… Chassant de mauvaises pensées nous poursuivons vers l’aval… Nous avons progressé d’environ 130m et 40m de dénivelée pour 13 spits. jcd dessine pendant que Laurent jette un œil à la suite et reviens ; il lui pose la question rituelle : « alors ? » La réponse ne suscite même plus d’étonnement : « devine… ». Une nouvelle cascade de 5m à équiper.

Mais il est déjà tard et le froid commence à se faire sentir pour jcd. Chacun notre tour nous plantons donc deux derniers spits et notre dernière corde pour descendre ce joli ressaut. Aller on avance jusqu’à la prochaine difficulté pour voir et on remonte ; mais surprise cette fois enfin de l’horizontale sur environ 30m, axe 200° dans ce canyon de 2m de large pour au moins 15/20m de haut. Incrédules nous avançons vers ce qui semble être un nouveau gros puits avec en toile de fond un immense volume noir. Est-ce un nouveau collecteur ? L’impression de découvrir un nouveau monde. Nous avançons prudemment au bord glissant du puits : environ P10 circulaire de 6m de diamètre avec des blocs au fond cachant peut-être une suite, le ruisseau passe entre deux des gros bloc qui empêchent de voir la suite. En face du sommet du puits et par delà se dévoile un vaste volume 20 * 30 mini et très haut où l’on distingue à peine les parois sans pouvoir définir si c’est une salle, une galerie, une arrivée de puits ? En tout cas cela ressemble à un carrefour de deux failles perpendiculaires. Incroyable ; apparemment ça ne va pas aller en se simplifiant mais quel superbe objectif pour la prochaine fois !

On revient sur nos pas et la remontée des ressauts semble plus aquatique que la descente du fait de la poussée sur les jambes qui nous rapproche à chaque fois de la paroi. Avec la fatigue, la vigilance baisse et chacun notre tour nous n’échappons pas à quelques glissades incontrôlées heureusement sans conséquences. Souvenir d’un détail : un magnifique galet extra plat noir veiné de blanc, de 10cm par15, en place dans le creux en formation d’une petite marmite Souvenirs encore de plusieurs passages glissants à mieux équiper pour faciliter la remontée. A une autre vasque profonde jcd plante encore un spit pour tendre la corde mais la sortie du ressaut reste à modifier car trop en force.

De retour au génial Marmitako puis de nouveau au départ de la piscine. Je demande à Laurent de m’aider pour refaire quelque tours de scotch et façon de parler on se jette à l’eau. Quel passage ! Ce n’est pas dur mais…quand même ! Oh putain…encore raté !

On retrouve le bivouac à 3h30 du mat…c’est l’heure de manger. La royco est royale, le riz/blanquette chauffe et le gâteau géorgien « roulette » (si c’est son nom !) aux noix/raisins disparaît avec plaisir. Laurent pas en reste enchaîne les soupes et autres. Pour la nuit je tente une mini chaufferette décathlon dans chaque chaussette et cette fois je prends un matelas non perçé… j’ai eu chaud juste comme il faut et j’ai dormi comme…un loir jusqu’à 10h.