Arbailles - Les dernières nouvelles de l'exploration

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Les dernières nouvelles de l'exploration dans les Arbailles.

 

Septembre 2002 : salle de l’Ammonite + P30 ?

Bonjour a tous, les dernières nouvelles de la TAUPE, du 14 au 15 Septembre 2002

Descendus samedi matin à 10 heures arrive au bivouac à 18 heures. Nous n’avons pas trouvé la petite salle avec l’arrivée de l’affluent qui devait se trouver après la trémie, mais au dessus du deuxième puit on a aperçu entre des blocs une salle ou le noir nous attirait mais il nous manquait un marteau pour passer entre les blocs. Arrives au bivouac à 18 heures, casse-croute et on repart on trouve les cordes le marteau, le tamponnoir mais la trousse à spits est vide nous avons béni le dieu des spéléologues il nous reste quelques sangles, on récupère les bateaux à la salle du kern, le passage du lac une simple formalité il vaut mieux être allongé dans le bateau le nez au raz de l’eau qu’assis et collé au plafond la stabilité est meilleure. Débarquement sans problème. A la sortie du lac on commence une traversée au dessus du méandre pour rejoindre un bloc coincé, une sangle autour, assurance béton pour rejoindre une vire rive gauche du méandre. Stéphane tente une petite escalade de 2 mètres protégé par mes bras musclés, il longe la vire (spit ta mère) sur 20 mètres un amarrage naturel pour finir et on peut jeter des cailloux dans le puits ( p 30 ? ? ? ) si on avait des spits ! ! ! !. Rive gauche du méandre il y a aussi 2 lucarnes mais pour nous trop difficile à atteindre retour au bivouac a 21 heures .

Dimanche on s’arrête au 2 en puits pour agrandir le passage entre les blocs, ce sera la salle de l’Ammonite car ce superbe coquillage encore prisonnier de la pierre y est caché, salle de 20 mètres de circonférence et autant en hauteur. Dans la salle 2 départ vite bouchés par des éboulis mais en fouillant on tombe sur 150 à 200 m de gros réseau un décrochement de faille ou peut-être un étage fossile au dessus de la rivière. Un puit reste à descendre et une escalade à finir au fond du réseau. Au retour on descend directement à la rivière sur 2 blocs coincés caractéristiques pour retrouver le passage à la salle. La suite vous la connaissez retour à la voiture à 19 heures. Stéphane et Roger

Inventaire de l’ancien bivouac

Dans la salle 1 bidon étanche, 1 couverture de survie du carbure. Au bivouac : 2 hamacs 1 échelle de spéléologie 2 couvertures de survie fine + des morceaux 2 couvertures de survie épaisse 1 bâche de bricolage verte 1 bâche noire 1 réchaud essence légèrement cabosse 1 gamelle fer 1 bidon étanche 7 barres de céréales 3 capuchino un petit sac avec thé et infusion 1 thérrmometre 5 grands sacs plastique 3 bouteilles plastique

au bivouac : on a laisser 5 plaquettes avec maillons rapide, 1 clown et 1 plat de patte spagheteria knorr pour 2 personnes.

 
Aout 2002 : explo de l’affluent des Farfelus

Salut tout le monde, après deux nuits sous terre à la Taupe, voici des nouvelles fraîches.

Lundi 05/08. Descente de Pascal, Jean-Chris et Brice :
- La vire commencée par Roger dans le puits Alain Deplagne : C’est fini. 2 goujeons et on se trouve sur un palier avec puits remontant sur au moins 15mètres.
- Découverte d’un fossile supérieur au dessus du 2ème (je crois) ressaut équipé dans la rivière. Belle galerie qui donne sur une salle (10m de diamètre). Il faut une corde pour descendre. On comptait y aller le lendemain...

Mardi 06/08
— Topographie et explo de l’affluent des Farfelus. Découverte d’un fossile sup, escalade, puits, etc..200 à 300m topo ( a voir avec Jean-Chris) et 150m non topo(passage de m.... dans la boue). Ballade rapide jusqu’au lac des -600m :-)
— Retour au bivouac ou l’on retrouve Jean-Louis et Lucien(Si je ne me trompepas de nom...)

Mercredi 07/08
— Réveil 4 heures (si si, vous avez bien lu 4 heures), Départ des premiers à 6 heures pendant que 2 vont voir le canyon. Le débit de l’eau a augmenté, le puits des coquillages est bien mouillé !
— Remonté d’une corde de 50m du puits Depalgne au pisadou des oubliettes et du putain de kits de Roger contenant une corde en plomb du Pop oc à la poubelle du cayolar(Trop de haine accumulée sur ce kit, j’ai craqué...)
— Jean-Chris fait la cueillette des champignons à la sortie pour un omelette et sort le kit de la poubelle...et au dernière nouvelles, il faisait la manche à la sortie du restaurant d’Ahusquy pour pouvoir changer sa callebombe.... Des photos et un CR complet bientot sur mastroc la Taupe ! @+ Brice


 

 

Novembre 2001

Bivouac à la Taupe à -630m sur voûte très humide.Personne n’a voulu se mouiller. on les comprend.

26/07/2001 1000 mètres de première !

17 heures, le téléphone sonne, Jacques à l’appareil : "J’ai eu Jean Christophe au téléphone hier-soir, ils ont fait 1000m de première dans des galeries du fond de La Taupe, derrière l’éboulis..." manifestement 4 jours sous terre auront enfin permis d’atteindre le réseau plus horizontal, il y a également une rivière profonde, il faudra un canot et certainement bien du courage. Arrêt sur rien comme on dit ! Pas plus d’infos pour le moment, attendons les explications détaillées de nos envoyés très spéciaux du fond de La Taupe...

Guillaume BA

03/06/01 suppositoire moyen...

salut à tous l’explo de hier n’a rien donné, c’est encore trop étroit et il faut encore gratter pour pourvoir s’enfiler tel le suppositoire moyen dans l’étroiture Jacob Delafon en toute sécurité. actuellement, on pourrait peut etre passer, mais la remonté serait vraiment problématique, ca accroche de partout. sans oublier que si l’eau se met àcouler un petit peu, bonjour le bouchon !!!! Retour à la surface la queue entre les jambes (150m de cordes, 30 amarrages, une perfo pour si peu....) Aujourd’hui, Jean-Chris et Roger avaient prévu de se rendre à la galerie Aranzandi à la PSM. @+ Brice

02/05/2001 Le trou du loir

Nous avons passé 3 jours sous le soleil la pluie et la neige à explorer le méandre du trou du loir qui, selon les calculs topo, doit tomber dans la salle du fond de la Taupe. Nous avons pu progresser d’une vingtaine de mètres dans ce méandre étroit. C’est pas gagné... mais il faut garder espoir. La fonte des neiges nous a empêché de terminer le travail. Nous avons également découvert un autre trou qui avait soufflé pendant la nuit et retourné les feuilles à quelques mètres avant d’arriver sur le site du trou du loir. Il reste du travail pour dégager la terre et les racines. Faire attention en montant car il se situe sur le chemin et la faille est creusée à environ 1 m de profondeur. Le mystère des loirs trouvés au fond reste entier....

Guillaume BA

16/02/2001 La Taupe : galerie des grenouilles

j’ai continué l’explo de la galerie au dessus de la salle de la plage. Le puits qui barrait la galerie a été passé grâce à une vire sanglante (y a encore les traces sur le rocher...) pour finalement s’arrêter 20 à 30 m plus loin : bouché. Comme je n’ai pas fait la topo (j’étais seul), j’ai quand même laissé un R.3 à descendre dans le méandre pour l’équipe qui viendra faire la topo. En tout, il doit y avoir 60m de première. Tout est équipé pour pouvoir tiré des rappels pachydermiques pour la descente... Donc, si Philippe Jacques et Jean Michel vous venez ce week end, profitez en ! Pour info, cette galerie a été baptisée la galerie des grenouilles...

@+Brice

03/02/2001 La Taupe s’agrandit

Salut à tous,

la Taupe (Satorra et non pas Mastroc...)s’agrandit. Hier je suis allé faire l’escalade de la salle de la plage en partant de la vire qui à la suite du réseau. 8 a 10 m d’escalade surplombante et nous avons trouvé une galerie !!! qui remonte vers l’amont. En fait c’est un sommet de méandre en trou de serrure. Il a fallu passer au dessus de trous donnant dans le méandre (non descendu) pour arriver sur une plate-forme instable (colmatage de terre en sommet de méandre ! il faut mieux resté longer...). A ce niveau un départ sur la droite queute au bout de 5 à 6m. Par contre devant nous sommes au sommet d’un P.3m qui donne après quelques mètres sur un regard de l’affluent de la plage (Top étroit en aval comme en amont). Le meilleur pour la fin : il faut faire une traversé de 4m au dessus de ce P.3m et ça continue sur au moins 10 à 20 m à l’horizontal mais au font de cette galerie, il semble y avoir un trou noir. La traversé n’a pas été entreprise par manque de temps (c’est ça d’avoir une femme qui vous attends...)L’escalade est équipée en 8mm, en tout environ 50 m de première, c’est peu, mais ça continue ! La suite certainement la semaine prochaine.

@+ Brice


 

30/10/2000 Les loirs de La Taupe

UNIVERSITE CLAUDE BERNARD LYON 1UFR de Biologie 43 BD DU 11 NOVEMBRE 1918 F - 69622 VILLEURBANNE Cedex Téléphone (33) 04 72 43 12 90 TeleFax : (33) 04 72 43 15 23

UMR - CNRS n° 5023 Ecologie des Hydrosystèmes Fluviaux Hydrobiologie Souterraine Michel C. des Châtelliers Maître de conférences Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Villeurbanne le 30octobre 2000

Monsieur,

Daniel Garin m’a communiqué les ossements provenant du goufre Satorra Ziloua (massif des Arbailles, Pyrénées Atlantiques). Le matériel disponible est composé de
- 2 omoplates
- 2 tibia-péronés
- 1 cubitus
- 3 vertèbres
- 2 mandibules (droite et gauche) sans dent
- 2 incisives
- 1 prémolaire inférieure et 4 molaires (ml, m2, m3)

L’identification, faite à partir de l’analyse des dents et des mandibules, montre qu’il s’agit de loir (Glis glis).

Dans votre courrier, votre référence au roman d’Agatha Christie témoigne de la légitime difficulté à interpréter la présence de ces animaux aussi loin de la zone d’entrée. Les loirs sont des animaux nocturnes qui recherchent les anfractuosités dans les rochers. Mais probablement pas au point de franchir autant de puits profonds (72 m, 46 m, 40 m, 122 m). Le transport par des eaux de crue est probablement à exclure, d’autant que les trois animaux sont localisés au même endroit (mais peut être est-ce un réseau fossible). Le transport par un oiseau de proie, tel qu’un rapace nocturne, doit également être écarté. Votre hypothèse d’un passage "par le haut", à la verticale du lieu de collecte, est naturellement à retenir. Il ne s’agit pas nécessairement d’un puits, même si cela ne l’exclu pas. Un loir mesure environ 150 mm pour un poids de 80 à 185 g. Dès lors des espaces de faibles dimensions peuvent lui offrir un passage. En altitude, les loirs peuvent être rencontrer jusqu’à 1 500 mais ne montent pas en général au delà de 1 200 -1 300 mètres. Le point d’entrée du gouffre se situe proche de cette limite supérieure, selon le plan que vous avez fourni. Veuillez recevoir monsieur l’expression de mes cordiales salutations. Bonne chance dans vos prospections de surface. Si un puits se révèle à vous, je serai heureux d’en avoir connaissance en achèvement de cette énigme. Michel C. des Châtelliers