Géorgie - Liste des Cavités

Géorgie, Massif de Migaria

Relevés GPS année 2001 (base WGS 84)
Ligue du Limousin de Spéléologie

 

 

Gouffre de Velours


Accès : du camp, prendre plein est un petit sentier à peine visible situé au dessus du chemin forestier. Suivre ce petit sentier et rester sur la même courbe de niveau. Le gouffre s’ouvre à environ 750m du camp. Le puits est accessible par l’ouest grâce à une ouverture réalisée à la tronçonneuse en 1998.

Visitée en 1988 par une équipe russe, cette cavité importante, dont l’exploration est loin d’être terminée, a fait l’objet d’un rééquipement important. En deux sorties, tous les puits et ressauts sont mis aux normes d’équipement hors crues. La topographie du gouffre est continuée, et une fiche d’équipement fiable réalisée.

Dans le futur, une escalade sera tentée dans le grand puits d’entrée, une cascade active suivie d’un méandre important a été en effet repérée lors du tournage d’images vidéo. Le méandre situé à environ 300m de l’entrée est lui aussi percé par une galerie fossile de beau diamètre, à 15m de hauteur.

La topographie du méandre principal est à compléter jusqu'à l’étroiture terminale. Dans la salle sur joint de strate, avant la fin du méandre, un départ fossile sur la droite devra être exploré, la suite vers le fond du gouffre est dans cette galerie.<br/>
Ce gouffre est décrit dans le rapport de l’Expédition GEORGIE 1998.



Gouffre Magnifique


 


Gouffre des Feuilles Tombantes


Historique :

La première descente de cette cavité aurait  été réalisée par une équipe russe en 1988. Nous ne savons pas jusqu’où l’exploration a été poursuivie. Pour notre part, l’entrée nous a été indiquée et montrée dés le premier jour par nos amis.

La première reconnaissance franco-géorgienne n’a lieu que le 15 août. Balade d’accès (le gouffre fut difficile à trouver) : l’entrée des Feuilles-Tombantes est située à l’est du camp à environ 20 minutes de marche. Prendre le « chemin des loups », passer devant le trou des Bûches, prendre à gauche (le sentier monte). On doit passer à proximité d’une cabane de berger sur un replat (sorte de prairie). Le chemin monte de nouveau, vers le nord. Prendre le second sentier sur la gauche. Avancer de 20 mètres environ et descendre dans la doline à droite. On sent ici l’air frais de l’entrée. Description : l’entrée se situe à quelques mètres de la doline. Le plancher de celle-ci semble instable et résonne. Ce trou est aussi caractérisé par sa fraîcheur de glacière, nous devons perdre plusieurs degrés en le haut et le bas de la doline. L’entrée file  entre deux blocs. La main courante débute dés l’entrée. Après un petit puits (P ?), nous arrivons sur un palier, le méandre qui part à cette hauteur est le méandre des Accus (nous y avons trouvé deux gros accus laissés par les Russes). C’est la partie la plus haute du trou,  le méandre n’est pas ordinairement actif mais le sol est boueux, quelques concrétions ornent ce couloir parfois étroit. Sur le côté droit, sens de la progression (voir topo) nous avons vu une arrivée impénétrable. La topo s’arrête sur un puits (estimé à 20-25m). Plus bas le volume est beaucoup plus important. Attention, il faut rester toujours au niveau du plancher, sinon on peut arriver au dessus du puits ! Un amarrage du temps des Russes témoigne encore de leur descente. Revenons au premier palier et continuons la descente. Nous tombons alors sur un autre méandre, avec cette fois un léger écoulement.

Vers l’amont : les parois sont blanches, avec de nombreux nodules. Cette partie n’a pas été topographiée et reste encore à explorer.

Vers l’aval : le méandre est coupé dés le premier virage par un puits borgne (P 3 à 4m), ou nous perdons le filet d’eau. Le méandre se poursuit et débouche comme celui des accus sur un puits de 20m. Très propre et corrodé. A mi-puits on retrouve l’eau. Sûrement celle qui se perd dans le puits borgne. Par temps de pluie (voir rapport chronologique) la cascade est très belle, mais la suite de la progression risquée ! En bas du puits, le méandre continue sur environ 15m. Arrêt sur un puits de 20 à 30m. La tête de puits a été équipée.

Ce gouffre semble s’être  formé en deux temps : Le recoupement d’un méandre antérieur par un second semble avoir dégagé l’entrée actuelle. Topographie réalisée  par Subaba, Sylvain, Sam et Julien.

 


Gouffre Mamuka


Ce petit gouffre situé juste au-dessus de camp s’ouvre le long du chemin emprunté par les camions pour rejoindre la vallée.

La tête de puits forme une étroiture assez sévère donnant sur un puits profond de 17m. pas très large, mais facile à descendre et à remonter. A la base de ce puits, un deuxième puits d’environ dix mètres donne dans un petit volume. Le plancher est percé par un étroit méandre rapidement impénétrable, mais parcouru par un petit courant d’air. Le fond du gouffre ce situe à ce niveau. La suite n’est pas envisageable sans travaux d’élargissements.

Topographie réalisée par Sophie et Jean Mi.